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12 Janvier 2010, 36 secondes meurtrières! par Toussaint Kislon

12 Janvier 2010, 36 secondes meurtrières! par Toussaint Kislon

Le 12 Janvier 2010, la terre tremblait, se dérobait sous nos pieds pendant 36 secondes. Ces trente(36) secondes furent pour nous très meurtrières, car, elles ont pris la vie de 300.000 âmes. Sept ans après, où on est-on dans le domaine de l’urbanisation moderne?

12 Janvier “jour de réflexion et de sensibilisation sur la vulnérabilité d’Haïti face aux risques et désastres”

Les trente(36) secondes meurtrières du 12 Janvier 2010 illustrent de façon paradigmatique le mépris dans lequel les autorités de l’État tiennent le peuple en matière de construction. A l’orée du cataclysme, les constructions anarchiques fusent de toute part à profusion.

Dans les périphéries de la capitale, les gens construisent comme bon leur semble urbi et orbi, et les autorités étatiques les laisse faire souvemment pour cause politique. Les fulgurances discursives de nos dirigeants ne faisaient qu’attiser cette soif inextinguible du bas peuple pour la construction de taudis.
Subitement, le 12 Janvier 2010 nous atteint de plein fouet tel une armée désemparée par les frappes subreptices et soudaines de l’ennemi. C’est ainsi qu’on finit par comprendre l’importance des normes parasismiques dans l’urbanisation en Haïti. Sept ans après où en sommes-nous ?

Bien que l’État haïtien essaie de faire respecter les normes en matière de construction, mais l’urbanisation moderne du pays traîne en longueur, pour vu que les sanctions prévues par les autorités ne sont jamais d’application. Très peu de gens de la population comprennent et ont conscience d’une construction respectant les normes établies.

Aujourd’hui, 12 Janvier 2017, nous parlons des risques et désastres, mais pour combien de temps? Nous parlons de construction, d’urbanisation, mais le plan cadastral du pays est-il toujours de rigueur? Ce n’est pas seulement de parler, mais il faut agir.

Comme la Plateforme Kore Lavi, nous sommes pour une citoyenneté engagée. Ce n’est pas seulement d’attendre tous les 12 Janvier pour gloser sur la construction et l’urbanisation à travers des réflexions, mais il faut inculquer la notion du civisme et de citoyenneté engagée aux jeunes dès leur plus tendre enfance, ainsi, ils sauront que faire et comment se conduire demain, tout en évitant un autre 12 Janvier lourd en conséquences et séquelles, où les 36 secondes nous étaient meurtrières.

Toussaint Kislon
ODJSP, PKL, OHDLP

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