«Haiti trou de merde» Bill Clinton repond: Haïti n'est pas «le pays décrit par le président»

Il y a huit ans aujourd’hui en Haïti, le séisme a fait plus de 220 000 morts. Aujourd’hui, nous devrions nous souvenir de tous ceux qui ont perdu la vie, y compris des Américains et des ressortissants d’autres pays qui travaillent pour les Nations Unies. Et nous devrions nous souvenir de ceux qui vivent avec leur perte.

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Je me souviens du ministre haïtien des Finances qui est venu travailler le lendemain de la perte de son fils de dix ans. Et l’artiste qui exposait ses peintures dans la rue quelques jours après avoir perdu sa femme et ses enfants. Ils rayonnaient de courage et de détermination, disant que faire un nouveau départ était la meilleure façon d’honorer leurs proches.

Travailler en Haïti, pour les États-Unis et en tant que simple citoyen, est l’un des grands honneurs de ma vie. J’ai trouvé les gens créatifs, travailleurs, courageux et persévérants.

Ils n’ont pas souvent eu le gouvernement que le peuple mérite, mais cela ne fait pas d’eux le pays que le président a décrit. Je peux dire la même chose à propos des autres pays d’Amérique centrale et d’Afrique balayés par son épithète.

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Nous devrions faire ce que nous pouvons pour les aider à atteindre leur plein potentiel, et nous devrions être reconnaissants pour les immenses contributions apportées par les immigrants d’Haïti – et d’autres nations – à l’Amérique. Ce sont des médecins et des infirmières, des entrepreneurs et des élus, des travailleurs et des agriculteurs. Ils méritent notre respect et notre gratitude.

En ce jour, nous nous souvenons d’Haïti. Ils ont parcouru un long chemin en 8 ans, mais il reste beaucoup de travail et je crois toujours au peuple haïtien.

 

Eight years ago today in Haiti, the earthquake claimed more than 220,000 lives. Today we should remember all those who lost their lives, including some Americans and people from other nations working for the United Nations there. And we should remember those who live with their loss.

I’m remembering the Haitian Minister of Finance who came to work the day after losing his ten-year-old son. And the artist who was displaying his paintings on the street just a few days after he lost his wife and children. They radiated courage and determination, saying that making a new beginning was the best way to honor their loved ones.

Working in Haiti, for the U.N. and as a private citizen, is one of the great honors of my life. I have found the people to be creative, hardworking, brave, and persistent.

They have not often had the government the people deserve, but that does not make them the country the president described. I can say the same about other nations in Central America and Africa swept up in his epithet.

We should do what we can to help them reach their full potential, and we should be grateful for the immense contributions made by immigrants from Haiti—and other nations—to America. They are doctors and nurses, entrepreneurs and elected officials, workers and farmers—they and their homelands deserve our respect and gratitude.

On this day, we remember Haiti. They have come a long way in 8 years, but much work remains and I still believe in the Haitian people.

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