La bataille de Vertières, 18 Novembre 1803

Bataille de Vertières

Le 18 novembre 1803, Jean-Jacques Dessalines ordonna a Capois de prendre le fort de Vertières par tout les moyens possible, situé sur la butte charier à côté de la ville de Cap-Haïtien (Le Cap Francais a l’epoque). Capois-la-Mort commandait une demi-brigade qui, fut en partie décimée par le tir des canons en provenance du fort.

Il relança un nouvel assaut, mais ses hommes furent encore fauchés, au pied de la colline par l’artillerie francaise. Capois courut chercher des renforts, puis pour la troisième fois, il lança ses forces à l’assaut de ce fort en vain et laissant une fois de plus de nombreux morts. Lors du quatrième assaut, il demanda à ses hommes de le suivre en criant : “Grenadiers a l’assaut, nan pwen manman, nan pwen papa, sa ki mouri zafè a yo”.

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Les soldats Haitiens tombent a droite et a gauche mais, Capois continue a avancer. Un boulet lui enleve son chapeau, il brandit son épée dans l’air et crie ” En avant, En avant ” et continue a avancer vers le fort. Un deuxieme boulet de canon renverse son cheval, il est tombé. Les francais disent entre eux “Nous l’avons eu cette fois”. Tout a coup, Capois pousse son cheval mort a coté, prit son épée, se releva et courut se mettre à nouveau à la tête de ses soldats en criant plus fort “En avant! En avant! Les boulets sont de la poussière”.

Rochambeau, le général francais et ses hommes observsaient l’action, ils crient “Bravo, Bravo, Bravo”, soudainement un silence s’établit sur le champ de bataille. Un messager personnel de Rochambeau monta sur son cheval et partit vers Capois-La-Mort. Avec une voix forte, il cria: “Le général Rochambeau envoie ses compliments a ce général qui vient de se couvrir de gloire”. Le messager retourne dans le camp francais puis la bataille recommenca.

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Pour renforcer les bataillons épuisés de Capois-La-Mort, Dessalines envoie des renforts sous les ordres des généraux Gabart, Clervaux et Jean-Philippe. Au milieu de l’après-midi, Gabart prend position sur la butte de Charrier avec Benjamin Noel. Les combats redoublent d’intensité. Le soir venu, les deux tiers des défenseurs français étaient morts ou blessés.

La bataille de Vertiere. ZONE509.COM
La bataille de Vertiere.

Le lendemain matin, un officier français, Duveyrier, se rend aux sentinelles de Capois et est conduit au quartier général de l’armée haïtienne sur un cheval et porte le message suivant : « Le capitaine-général Rochambeau offre ce cheval comme une marque d’admiration pour l’« Achille noir » pour remplacer celui que son armée française regrette d’avoir tué ». Francois Capois a gagné le surnom de “Capois-La-Mort” depuis ce jour.

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Les pourparlers avec Dessalines durent une journée entière. Avant la tombée de la nuit, un accord est signé. Rochambeau obtient dix jours pour évacuer le fort de Vertières et embarquer les restes de son armée et quitter Saint-Domingue.

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