Analytics Page level ads
Home / NEWS / Society / L’Affaire Yves Blot: un cancer metastasé qui annonce la mort prochaine de l’Université d’Etat d’Haïti

L’Affaire Yves Blot: un cancer metastasé qui annonce la mort prochaine de l’Université d’Etat d’Haïti

Depuis que Gary Bodeau, Herve Saintilus, Guichard Dore, Emmanuel Jean François et Claude Joseph ont vassalisé le mouvement étudiant en Haïti, l’UEH est réduite à une peau de chagrin. Qu’ils assument leurs responsabilités aujourd’hui.

Plusieurs internautes m’ont écrit et appelé pour me demander mon avis sur l’incident survenu à la Faculté d’Ethnologie, repaires de bandits où le professeur Yves Blot a écrasé un étudiant avec sa voiture. J’ai répondu à tout un chacun que je ne suis pas intéressé par des histoires de bandits. La place des bandits est en taule. Mais vu que Claude Joseh a réagi sur la question, je trouve qu’il est important de rappeler à Claude Joseph qui est un ami et un allié pourquoi l’UEH est dans cette situation lamentable et pourquoi il n’y a pas un mouvement étudiant fort en Haïti. Yves Blot est loin d’être un ami, mais c’est une connaissance. Wendy Blot, mon camarade de classe et bon ami, péri dans le tremblement de terre provoqué du 12 Janvier 2010 est le neveu du professeur Yves Blot. Le père Gabriel Blot, frère de l’intéressé, un professeur chevronné à la Faculté des Sciences Humaines est mon parrain de promotion au Petit Séminaire Collège Saint Martial et un ami sur qui je peux compter.

 J’ai rencontré le professeur Yves Blot à plusieurs reprises dans le cadre de séminaire de formation que je savais animer quand je rentre en Haïti pour des étudiants. Homme très discipliné et lucide, je n’ai jamais vu en Yves Blot un malandrin, un homme démesuré. Il est soucieux du bon fonctionnement de l’UEH et a combattu pour que la Faculté d’Ethnologie soit une réference, malgré tout. C’est avec grande peine que j’ai entendu dans la presse que le professeur Yves Blot, capois de souche a tué un étudiant de la Faculté d’Ethnologie qui est un repaire d’étudiants chimères depuis 2001. Yves Blot n’a pas tort et les étudiants n’ont pas raison. La Police et la justice sont les seules institutions placées pour faire la lumière dans le dossier Yves Blot.

Tous ceux qui écrivent des petitions sont à la recherche de visibilité, podyab UEH. Comment peut- on être professeur dans un repaire de bandits? Quelles sont les compétences vérifiables de ces profs à l’UEH? Je compatis à la douleur des professeurs sérieux et des étudiants soucieux et sérieux qui doivent souffrir de l’insouciance de professeurs bandits légaux et d’étudiants violents qui prennent l’UEH en otage. Je n’ai pas à porter de jugement. Le Conseil de l’UEH doit diligenter une enquête en bonne et due forme en accord avec la Police et la Justice pour culpabliser ceux qui doivent être culpabilisés. Si j’étais à la place de Yves Blot, j’aurais fait peut être pire n’ayant pas de tolérance pour la mascarade et envers les bandits.

Dieu seul sait pourquoi je ne suis pas professeur à temps plein dans le système universitaire haïtien. Je suis solidaire au professeur Yves Blot et à tous les étudiants qui souffrent de l’insouciance des dirigeants dans le pays du polymathe Jean Jacques Dessalines.

Il y a une cinquantaine de vicieux, étudiants de leur état qui, de 2001 à 2004 ont pris position, soit pour Jean Bertrand Aristide soit pour le Groupe 184 du racketteur et apatride Andy Apaid. Les noms que j’ai cité plus haut sont certains des étudiants les plus en vue dans le mouvement étudiant qui a saccagé et détruit les bases que nous avons laissé en 1999 à l’UEH. En effet, de 1995 à 1999, j’étais étudiant à la Faculté de Linguistique Appliquée et à la Faculté des Sciences Humaines où j’ai étudié le Travail Social. C’est en 1995 que nous, les étudiants avions initié le dialogue pour l’autonomie de l’UEH et la création du Conseil 33 regroupant à l’époque les 11 entités de l’UEH. J’étais très actif au sein du mouvement d’étudiants d’alors. Nous, les ténors, étions pour la plupart issus d’écoles congréganistes et de lycées. Nous avions une matière grise et nous avions pris en compte l’échec de FENEH détruit par Jean Bertrand Aristide comme exemple afin de mener un combat digne pour l’essor de l’UEH. Pas une fois, il n’y a eu une manifestation de rue et des casses de 1995 à 1999. Nous avions eu un comité de dialogue et un comité de suivi que nous avions mis sur pied pour régler nos différends avec le rectorat et mener à bien les négociations. Pour l’Histoire et la vérité, les chenapans qui ont détruit l’UEH étaient membres du pouvoir d’Aristide et sont actionnaires au sein de l’Université Quisqueya. Toutes les promesses de dons faites à l’UEH ont été détournées au profit d’universités privées dont l’ Université Quisqueya. Je parlais l’anglais à l’époque, j’ai été à maintes reprises dans des réunions avec des responsables d’universités américaines qui nous avaient promis monts et merveilles.

Les promesses ont été tenues, mais pas pour l’UEH. Les dons et les aides ont été détournés au profit d’universités privées. Pourquoi je cible Gary Bodeau, Herve Saintilus, Guichard Dore, Emmanuel Jean François et Claude Joseph?

Ces messieurs sont des têtus et des mafieux. J’ai rencontré le brillant étudiant de la CTPEA Claude Joseph au studio de la TNH avec Eddy Jackson Alexis qui conduisait une interview avec lui en 2002 si je crois bien. Vraiment, Claude Joseph m’avait épaté par la qualité de sa réflexion. J’avais demandé à Alexis qui c’était et il m’avait dit que celui-ci était le maître à penser du mouvement étudiant. J’avais salué Claude et on a discuté pendant une demi-heure. J’ai rencontré Claude Joseph à nouveau en Décembre 2003 à une réunion après le sacrilège de la FASCH où le Recteur Paquiot a été violenté. J’ai expliqué à ces jeunots qu’ils fallaient mener une lutte méthodique au sein de l’UEH i.e. avoir un cahier de doléances, avoir un journal officiel où la vision des étudiants soient connus de tous. En 2003, le professeur Noam Chomsky, de passage à l’Université Stony Brook, mon alma mater avait pris le soin de nous expliquer ce qui se passait en Haïti et je voulais partager les idées du professeur Chomsky avec les étudiants de l’UEH. Mais, pour des raisons que j’allais connaitre un peu plus tard les Claude Joseph, les Gary Bodeau, les Herve Saintilus, les Emmanuel Jean François ne voulaient pas entendre raison. Je suis retourné bredouille aux Etats-Unis d’Amérique en Janvier 2004. C’est un étudiant au sein du Directoire de GRAFNEH qui m’avait expliqué qu’Apaid monnayait les ténors du mouvement étudiant, voilà pourquoi ils étaient aussi intransigeants vis-à-vis de moi. Certains recevaient des chèques du Palais National également. Ventes de visas américains, octroi de bourse d’études, boulots dans le secteur privé et public, argent liquide, tout cela était au menu. Je n’accuse personne, mais les “mèt afè” se connaissent et l’histoire montre que je n’avais pas tort de les fustiger. Depuis que Gary Bodeau, Herve Saintilus, Guichard Dore, Emmanuel Jean François et Claude Joseph ont vassalisé le mouvement étudiant en Haïti, l’UEH est réduite à une peau de chagrin. Qu’ils assument leurs responsabilités aujourd’hui.

De tous ces messieurs, Claude Joseph est celui que je connais le mieux parceque dès 2002, une amie m’avait confié qu’elle sortait avec lui et c’est par le biais de cette amie que j’ai tout appris sur le mouvement étudiant. Aujourd’hui, j’accuse Claude Joseph, docteur en politiques publiques de son état, je le mets au pied du mur. Claude Joseph doit nettoyer le salami que lui et ses amis combattants ont déversé sur le mouvement étudiant. Il y a un complot bien ourdi contre l’Université d’Etat d’Haïti. On ne veut pas que les jeunes Haïtiens soient formés. Seuls les étudiants brillants arrivent à s’en échapper. La crise à l’UEH existe depuis plus d’une vingtaine d’années. Il est quasiment impossible de résoudre le problème de l’UEH sans le dialogue national ou les Etats Généraux entre les forces vives de la nation. Claude Joseph est un élément brillant, un surdoué, mais il est poltron. Claude Joseph à lui seul peut rallier une équipe de professionnels formés à la cause de l’UEH et trouver un terrain d’entente avec les responsables de ce pays pour libérer l’UEH du joug des bandits légaux. C’est ce challenge que je lance à Claude Joseph, un ami que j’apprécie tant. Les autres sont à la recherche de pain, mais je savais que Claude Joseph n’avait qu’un but, c’était de faire des études avancées pour aider Haïti, après. Aujourd’hui, Claude Joseph a son doctorat en poche, il doit aider l’UEH même à distance. Je suis prêt à collaborer à tout mouvement visant à renforcer le mouvement étudiant qui doit mettre la pression sur le Rectorat et les politiciens d’Haïti qui veulent asphyxier la jeunesse haïtienne.

Nous, anciens étudiants de l’UEH qui se la coulent douce tant en Haïti qu’à l’étranger devrions réaliser qu’Haïti est sur la voie de la perdition. La seule planche de salut c’est l’Université d’Etat d’Haïti. Quand je regarde ce que les anciens de l’UEH ont accompli en terre étrangère, je me suis dit que l’avenir de cette entité est sûr et certain. Mon ami Claude Joseph, je t’interpelle personnellement parceque je sais que la jeunesse haïtienne peut compter sur toi et tu as quelque chose à offrir. Tout le monde a droit à des erreurs. Je ne suis ni juge ni avocat. Je me suis gardé de relayer des informations qu’on vehicule sur toi tout simplement parceque je sais que l’Haïtien est jaloux et aigri, de par essence. Aujourd’hui, tu dois montrer à tout un chacun que tu n’étais pas le chien de garde d’Andy Apaid comme certains se plaisent à le répéter. Ensemble, nous pouvons accomplir de grandes choses pour l’UEH et pour le pays. Ce pays appartient aux Haïtiens et non aux Arabes, Syro-Libanais, Syriens-Juifs et Palestiniens, Américains et la Communauté Internationale. Laissons le passé au passé.

Fixons nos regards sur l’avenir santibonique de l’Université d’Etat d’Haïti et d’Haïti qui doit redevenir Ayiti, terre de haute montagne, terre sacrée et terre des hommes debout. Que les anciens de l’UEH se rallient pour sauver cette institution des mains des thuriféraires. UEH pap kraze anba men bandi legal. Konplo sou Ayiti a n ap defèt li kan menm. Jenn yo se espwa peyi a, ann pote kole ak yo. Ann refè imaj UEH nan solidarite ak kole zepòl.
Kerlens Tilus 06/17/2017
Futurologue/ Professeur d’Université / Templier de Dieu
Snel76_2000@yahoo.com
Tel: 631-639-0844

Share / Patajel ...

Check Also

Ultimatum, jusqu’au 5 octobre de l’Association des douaniers haïtiens, avant un arrêt de travail

L’Association des douaniers haïtiens (Adh) lance un ultimatum de 8 jours aux hauts responsables douaniers, …

Haïti-Politique/Justice/Budget /Grève : Les juges menacent de grever les 3 pouvoirs ont entamé des discussions selon Senateur Senatus

Préoccuper par les menaces des juges autour de la question du budget, les trois pouvoirs …