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Le Réseau national de défense des droits humains (Rnddh) et la commission épiscopale Justice et paix (Jilap) de l’église catholique romaine encouragent les autorités concernées à mener « une enquête sérieuse » sur l’évasion, le dimanche 13 août 2017, de trois présumés criminels, à la garde à vue de la Brigade de lutte contre le trafic de stupéfiants (Blts).

« Il n’y a pas eu d’évasion. (…) C’est un complot pour déstabiliser la police nationale », avance le directeur exécutif du Rnddh, Pierre Espérance, dans une interview accordée à l’agence en ligne AlterPresse.

Pour répondre à cet acte « scandaleux », il faudrait qu’il y ait une enquête sérieuse sur cette affaire, afin que les auteurs de cet acte soit identifiés et sanctionnés, exige-t-il.

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L’évasion des trois détenus, pourtant placés sous haute surveillance de six policiers de la Blts, est assez « bizarre » et inspire, du coup, beaucoup de questions, affirme Rovelson Apollon, coordonnateur national de la commission épiscopale Justice et paix (Jilap) de l’église catholique romaine, joint au téléphone par AlterPresse.

Cette affaire est à prendre au sérieux. « Quand de tels événements se produisent dans le pays, nous projetons une mauvaise image aux yeux » de nos partenaires internationaux, souligne-t-il.

Entre-temps, la Police nationale d’Haïti (Pnh) indique que trois millions de gourdes sont disponibles comme récompense pour quiconque aiderait à appréhender ces fugitifs.

L’un d’entre eux, Milot Berger, serait impliqué dans l’attaque, survenue dans l’après-midi du vendredi 7 avril 2017, contre le cortège du président Jovenel Moïse à l’Arcahaie (nord de la capitale).

Parallèlement à une recherche active des individus en cavale, la Pnh a décidé de mettre en isolement les six policiers nationaux (dont l’un est inspecteur), qui étaient chargés de la surveillance de ces trois présumés criminels, transférés à la Blts par la Direction centrale de la police judiciaire (Dcpj).

Source: Alter Presse

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