Arrêt de travail à la CODEVI: Limbert Cruz rencontre des acteurs de la communauté

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Suite à l’arrêt de travail observé par les ouvriers de la Compagnie de Développement Industriel (CODEVI) au cours de la semaine du 6 au 10 mai 2019 dernier, le directeur de la CODEVI et vice-président de Groupe M, Limbert Cruz accompagné de plusieurs responsables de compagnies investissant dans l’entreprise rencontre des représentants de plusieurs secteurs à Ouanaminthe.

Le jeudi 16 mai dernier, c’était le tour des journalistes.
Le but de ces rencontres est d’expliquer aux acteurs locaux l’impact positif de la CODEVI sur l’économie de Ouanaminthe, les préjudices subis par la compagnie à cause des mouvements de grève, le ras-le-bol des investisseurs face à l’instabilité et l’impact catastrophique sur l’économie de Ouanaminthe d’un éventuel départ de la CODEVI, entre autres, a détaillé le vice-président.
Avec ses 12 mille emplois, la CODEVI est la plus grande entreprise de la région. Cependant, tenant compte des conditions de travail et le salaire des ouvriers, elle est considérée comme le plus grande centre d’exploitation de personnes de la région, selon certains observateurs.
Croyant que son entreprise est victime de désinformation, Limbert Cruz explique à qui veut l’entendre, les bienfaits de la CODEVI pour l’économie haïtienne.
Irrégularité avec le fisc, promesses non tenues de financement de projets de développement à Ouanaminthe sont, entre autres, des accusations jetées sur l’entreprise. Selon Limbert Cruz, elles sont toutes sans fondement.
Il a aussi souligné que souvent des membres de la communauté voient au blocage de la CODEVI un moyen pour forcer l’Etat à entendre leurs revendications. Ce qui déplaît l’homme d’affaires.
A propos du prélèvement de 28% du salaire des ouvriers au profit de la Direction Générale des Impôts (DGI) – qui a soulevé la colère des ouvriers au début du mois de mai – ces taxes ne concernent pas la masse des ouvriers qui reçoit le salaire minimum de 2493 gourdes par semaine. Elles concernent seulement les ouvriers avec un salaire d’au moins de 2900 gourdes par semaine, soit plus de 150 milles l’an, particulièrement les membres de l’administration de l’entreprise, ont fait savoir les responsables.
Selon eux, ces nouvelles taxes ne concernent que 10% des ouvriers.

Jéthro-Claudel Pierre Jeanty