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Jovenel Moïse veut-il une guerre civile en Haïti ?

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Le spectre d’une guerre civile est agitée de plus en plus en Haïti ces derniers temps. Jamais on ne se sentait aussi exposé à un affrontement armé entre deux camps: le camp de ceux qui soutiennent le statu quo et celui des anti-systèmes. Il y a les bénéficiaires, les héritiers et les gardiens du système actuel qui font tout pour le maintenir. Ils ont le régime du PHTK, piloté par le Jovenel Moïse qui déclare la guerre à son peuple, pour leur garantir la jouissance des privilèges exclusifs du système. Et en face, il y’a ceux qui exigent le renversement de ce système inhumain fondé sur l’exclusion et la paupérisation des masses. Bizarrement, ce sont les partisans du pouvoir en place qui font la promotion de cette guerre civile. C’est à visière levée qu’ils opèrent. En plus de l’annoncer sur les réseaux sociaux, les militants du PHTK, l’ont affirmé en conférence de presse, à qui veut l’entendre; ils sont près à engager le pays dans une guerre civile si Jovenel Moïse démissionne. Leur slogan est clair: “Dialogue ou guerre civile.” A date, aucun communiqué officiel venu du pouvoir n’a été publié pour se démarquer de cette logique. Déjà, le silence du régime du PHTK sur ce sujet brûlant est perçu, au niveau de l’opinion public, comme un accord tacite à ce projet de ses partisans les plus zélés. A plusieurs reprises, le très controversé président Jovenel Moïse, dans ses interventions, a fait savoir que, “ je ne veux pas répondre à la violence politique par la violence, mais par le dialogue.” Les appels au dialogue du président soutenus et encouragés par une frange importante de la communauté internationale, ont toujours été rejetés jusque-là par l’opposition qui juge Mr. Moïse peu crédible et peu fréquentable. Cependant, les rares supporters du président comprennent bien le message et le décodent rapidement. C’est pourquoi, ils sortent le fameux argument, dialogue ou guerre civile.

Autrement dit, si on refuse de dialoguer avec Jovenel Moïse, ce sera la guerre, si elle n’a pas commencé encore. Le message ne peut être plus clair.A bien regarder la situation explosive actuelle où les nerfs sont à fleur de peau, toutes les conditions semblent être réunies pour déboucher sur un affrontement armé. D’un côté, objet d’un vaste mouvement de contestation populaire, le régime en place, fervent défenseur du statu quo ante, mène une répression sanglante qui a déjà fait de nombreuses victimes, des morts et des blessés dans les rangs des contestataires. Cette campagne de répression quasi systématique conduite par des policiers et des civils armés, selon la presses internationale et l’opposition, est condamnée et dénoncée par des organisations de défenses des droits humains tant nationales qu’internationales. Et l’internalisation de la crise et de l’écho de cette répression, met le pouvoir en place qui a perdu la bataille de l’opinion publique depuis bien des lustres, dans ses petits souliers. De l’autre côté, les protestataires qui comptent et enterrent des morts depuis plusieurs mois, se déclarent prêts à réagir. Autrement dit, ils se disent disposés à venger leurs victimes.

C’est la seule façon, croient-ils, de stopper cette caravane de la mort qui broie des vies humaines au quotidien, dans l’indifférence totale du pouvoir en place.Les signes qui font croire à une guerre civile sont multiples et visibles. Ils commencent à se concrétiser petit à petit. Des escarmouche éclatent de temps en temps entre ceux qui veillent sur les barricades érigées un peu partout dans le cadre du soulèvement populaire pour exiger la démission de Jovenel Moïse et ceux qui tentent de les enlever.

Au Cap-Haïtien, ce sont deux quartiers populeux, Shada et nan Bannann qui s’affrontent. Comme par allégeance, l’un hisse le drapeau russe et l’autre le drapeau américain. Ces deux quartiers où les gens végètent dans la misère abjecte et la crasse dans un décor fait de détritus et cochons errants, sont divisés entre partisans et opposants au pouvoir du PHTK. À Mirebalais, des manifestants se sont affrontés à des policiers le 2 novembre, en marge des funérailles d’un journaliste, Néhémie Joseph, assassiné le 10 octobre dernier par des individus armés, dans des conditions non encore élucidées. Au moins une personne a été tuée et plusieurs autres blessées par balles dont un policier. Autres facteurs importants qui font craindre l’éclatement d’une guerre civile dans le pays, c’est la prolifération des gangs armés dont certains seraient à la solde du pouvoir qui commencerait par perdre leur contrôle. Selon les services de police, il y aurait au moins six-cents gangs armés qui opèrent sur le territoire national. Face à un État impuissant pour ne pas dire inexistant, les bandes armées qui disposent des armes de tout calibre et des munitions en grande quantité, imposent leurs lois, tuent, volent et violent en toute impunité. Elles ne s’inquiètent de rien, car elles sont bien gardées et bien protégées en haut lieu des pouvoir publics. Parfois, ce sont des civils armés, encadrés par des policiers qui tirent sur la population. On parle même d’individus n’ayant ni titre ni qualité portant l’uniforme de la police qui commettent des exactions sur la population civile. Selon le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) du 16 Septembre au 30 octobre 2019, au moins 48 personnes ont été tuées et près de 250 autres blessées par balles dans le cadre du mouvement de protestation anti-gouvernementale.Les rapports de presse font état également de l’existence d’escadrons de la mort circulant à moto ou abord de véhicules non immatriculés qui opèrent en plein jour dans la capitale. Ils tirent sur les gens sans s’inquiéter. La police n’intervient même pas pour protéger la population. L’armée controversée, remobilisée par le régime du PHTK, est également mobilisée sur le terrain. Elle participe dans l’opération consistant à lever les barricades érigées pour exiger la démission de Jovenel Moïse. Elle est accompagnée aussi de civils armés, rapporte-t-on.Il y a eu les massacres de la Saline, de Carrefour-Feuilles, de Cité Soleil, Du Bas Delmas, etc…Tous ces carnages ont été commis, selon les rapports de presse et d’organismes des droits humains, par des bandes armées bénéficiant de l’encadrement et du soutien logistique de policiers et de certaines autorités politiques. Il y’a aussi les armes illégales en libre circulation. Depuis le coup d’Etat de 1991, Haïti est soumis à un embargo sur les armes. Le pays ne peut pas s’approvisionner en arme de manière régulière sur le marché international.

Pourtant, Haïti se classe aujourd’hui parmi les pays où il est plus facile de se procurer d’une arme à feu que d’un plat de nourriture. Selon la police haïtienne, il y aurait trois-cents mille armes à feu, tout type, tout calibre, en circulation à travers le pays. On connaît où sont les armes et qui les détient mais on est incapable de les récupérer. La tentative du pouvoir en place pour désarmer les détenteurs d’armes illégales, s’est soldée par un échec. La commission chargée de mener cette opération n’a récupéré que 34 armes. Des armes appartenant à la police nationale, au total 64 fusils de type galil, ont disparu au Palais national depuis 2015. Elles n’ont jamais été récupérées jusqu’à nos jours. A plusieurs reprises, des conteneurs d’armes illégales ont été découvertes, mais aucune suite légale n’a toujours été donnée à ces affaires embarrassantes. Et on parle aussi des opérations de distribution d’armes au niveau des quartiers défavorisés pour y entretenir un climat de violence permanent afin de mieux détourner l’attention du public sur les vrais problèmes du pays.

Francklyn B Geffrard

06 Novembre 2019

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