Tuesday, September 22, 2020

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Protection des clients contre le système bancaire haïtien! par Pilate Voltaire, étudiant en Sciences Economiques, à la FDSE/ UEH

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l n’y a pas trop longtemps, alors qu’une pléiade d’étudiants à  la Faculté Droit et des Sciences Economiques faisant des analyses très poussées, comme à l’accoutumée,  sur la situation socio-économique de notre pays, quand un parmi eux  hurlait  qu’il venait à peine de lire, un article très important publié  dans le journal Le Nouvelliste : « Unibank rachète les opérations de  Scotiabank en Haïti».  Cet article datant du 1 janvier 2017.

     En  notre qualité de penseur en puissance, cet article datant du 1 janvier 2017, a soulevé notre attention. Notre préoccupation première autour de ce sujet, c’est de voir  illico presto si la hiérarchie des normes sociales se respecte vraiment. Notamment, si le droit du plus faible (les clients) n’était pas violé bien avant l’opération. En effet cette décision devrait avoir, d’un point de vue social,  une importance capitale pour la protection des clients, et d’un point de vue économiques, une signification essentielle pour la croissance économique. En fait, avoir une telle opération dans l’économie, ce n’est pas du tout  un mal. Cependant, semblerait-il que les décideurs n’ont pas pris le temps qu’il faut avant d’effectuer l’acquisition. C’est bien évident et  pourtant inconcevable  que les 12.000 clients de la Scotiabank soient livrés à eux, puisqu’ils doivent attendre entre deux et cinq mois pour que les mises en place opérationnelles soient terminées !  

Avant de faire une opération pareille  cela nécessite toujours, sans doute et bien sûr, la réunion de certaines conditions. Une telle transaction de grande envergure aurait même été réalisée à l’insu de la BRH, institution bancaire chargée de la régulation de ce marché. Sans aller plus loin, nous pouvons constater comment et combien les normes socio-économiques ne sont pas respectées en Haïti. D’abord, plus de 30 ans, l’esprit scientifique est presque absent dans ce pays,  ensuite nos dirigeants violent, jusqu’à présent, des principes inhérents aux Sciences Economiques, enfin la protection  des clients n’est pas prise en compte. C’est du jamais vu, jamais entendu et du jamais lu! On sait pertinemment  qu’à l’insu de la banque centrale, la justice haïtienne protège les banques commerciales des risques même les plus moindres. Quant aux clients, qui protège leurs doits vis à vis des décisions arbitraires du  système bancaire haïtiens?

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        Avant de se lancer dans le vif du thème, il convient de se rendre compte qu’aujourd’hui nous sommes  à l’ère de la mondialisation. Le monde dans lequel nous vivons a connu une concentration de la richesse sans précèdent au cours des vingt dernières années, en même temps un niveau inédit d’extrême  pauvreté. Le fossé entre les riches et les pauvres ne cessent de s’élargir. Ces inégalités sont en grande partie le fruit de l’intensification des échanges internationaux. Dans ce contexte, la recherche de principes généraux pour orienter l’action individuelle et l’idée d’une régulation morale des institutions (bancaire, télécommunication…) ne vont plus de soi.

       Par ailleurs, le développement d’un pays dépend de la croissance économique, de la protection sociale  des citoyens. Et un pays ne peut  être un pays émergent si les théories favorables à la croissance, à la justice sociale ne sont pas mises en œuvre. Les conditions ne sont autres choses que de bien appliquer les principes scientifiques. Les banques commerciales ont quatre missions importantes : une mission économique, une mission commerciale, une mission financière et une mission sociale. Toutefois cette dernière, en Haïti,  est quasiment méprisée : les compagnies internationales  n’ont pas d’états d’âme ; le but unique  des patrons  c’est de maximiser indéfiniment leurs profits. Voilà ce qu’explique aujourd’hui le cas des 12.000 clients de la Scotiabank sont lésés dans leurs doits quand, à priori, les responsables de cette entreprise n’ont pas pris la peine de les  informer de cette acquisition…

     Techniquement, avant de faire une quelconque acquisition, il faut sans doute une préparation adéquate pour que le changement de société se déroule  sans problème ou avec un minimum d’ennuis. Après cette  transaction, la clientèle de la Unibank  et son groupe de sociétés  va passer, bien sûr, de 900 000  clients en Haïti et 300 000 clients compatriotes vivant  à  l’extérieur  à  un million 212 000 clients environ. Statistiquement, l’acquisition  augmentera infinitésimalement, soit  de 3%, le niveau  de concentration de la Unibank. Cette dernière occupera 34% du marché bancaire, et nous pouvons voir que la Unibank contrôlera donc le marché. C’est pourquoi, nous sommes  certains que les clients connaîtront encore plus de problèmes avec ce marché bancaire, plus précisément avec la UNIBANK. Car le rachat d’une grande entreprise fait appel toujours  à des principes relatifs que nous allions essayer d’accoucher succinctement.

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Que ce  soit dans le domaine bancaire ou autres, nous pouvons nous rendre compte que les problèmes sont les mêmes et s’appliquent à presque tous les secteurs. Dans un premier temps, il faut développer l’aspect juridique de l’acquisition. En second lieu, en notre qualité de militant scientifique, nous allons  tenter de faire profiter les dirigeants et aux futurs dirigeants de société d’une  recherche  sur la protection des clients. Nous souhaitons leur montrer comment éviter, par une démarche simple mais de longue haleine, de gros problèmes aux clients.

Lors d’une acquisition, de grandes préoccupations et de grandes inquiétudes envahissent le personnel  de la société. Pour assurer les clients, la direction n’a qu’une seule solution : La Communication. Premièrement,  il faut informer les clients et le personnel. La scotiabank  n’avait pas vraiment un plan formel de communication avant  l’annonce officielle de la transaction. Ici, lorsque nous parlons de plan formel, nous voulons uniquement dire que chacun devait savoir à l’avance qu’est-ce-qui va se passer dans le système. Deuxièmement, il faut communiquer le plus rapidement possible l’information tout en coordonnant les communications internes et externes afin d’éviter  un vent de colère et de panique. Troisièmement, diversifier les moyens de communications afin de mettre les clients en confiance. Comme moyen de communication, nous citons : les téléphones, les journaux, les réseaux, la presse, etc.

Alors, on peut donc comprendre rapidement comment les clients de la Scotiabank sont les véritables victimes après ce rachat. Parce qu’il y avait un problème de communication de la part des dirigeants de cette dite entreprise. C’est assez remarquable qu’un sujet combien important ne fait pas  l’objet d’un débat par la presse haïtienne, les grands économistes, ou l’université…

       En guise de conclusion, les banques de second rang n’atteignent pas leur mission. Selon l’article 123 du traité de Lisbonne  en date du décembre 2007, depuis les années 70, les grandes puissances avaient interdit le recours au prêt à la banque centrale. Car il fut un temps que l’État était financé par la banque centrale. C’est-à-dire la banque centrale émettait de la monnaie pour combler les déficits de l’État. C’était de l’inflation. Depuis lors, l’État, les ménages et les entreprises  ne peuvent pas faire tourner le robinet de la banque centrale, mais plutôt celui des banques commerciales.

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Maintenant, nous sommes  arrivés à  une situation  désastreuse, où on a, d’une part, une économie d’endettement qui s’élève indéfiniment, et d’autre part, une économie d’inflation qui s’accroit pendant ces deux derniers exercices fiscaux 2014-2015 et 2015-2016, suivant un  taux moyen  de 13,6% et 15,2% respectivement.  Face à ces problèmes économiques, les banques commerciales ne sont pas trop innocentes,  parce qu’elles participent aussi à la normalisation de l’économie informelle haïtienne. On pensait que les banques étaient un endroit où l’on peut déposer son argent et faire un emprunt à un faible taux d’intérêt 1% ou 2%… Mais c’était au temps jadis. Aujourd’hui, ce que nous  appelions banque ce sont en grande partie  des machines spéculatives ; les banques de second rang sont comme des profiteurs. On peut donc constater qu’il est beaucoup plus rentable pour les banques de détruire l’économie que de la soutenir ; elles réalisent d’énormes des bénéfices,  pourtant elles refusent de payer l’impôt et leurs salariés.

Enfin, l’État haïtien doit désormais structurer l’économie dans toute son intégralité pour que les clients et/ou les consommateurs  puissent défendre leurs droits. Bientôt,  notre économie arrivera à la croisée de deux chemins dont l’un portera à l’effondrement de la monnaie nationale, et l’autre à la déstructuration totale  de l’économie. Nous espérons que nos dirigeants feront le meilleur choix.

Référence :

  • Autopsie du scandale, Québec, Yvon Laprade
  • Les chiffres de la dette, Pierre Gottiniaux, Daniel Munevar…,2015
  • Construire le progrès sociétal pour le bien-être de tous avec les citoyens et les communautés. Guide méthodologique.
  • Les étapes de la croissance économiques, Walt Whitman Rostow
  • La théorie de la justice de John Ralws, John Ralws, chap.4
  • www.google.com

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